Les rayons du soleil jouaient dans les arbres bordant les allées.
Elle saisit une poignée de pétales de rose de la petite panière qui lui était portée.
D’un coup de poignet, elle la jeta vers lui.
« Que ta terre soit tendre » lâcha-t-elle.
Son fils fit de même, sans un mot. Les yeux brillants d’un trop plein de larmes.
Puis vint son tour.
En quelques secondes, tout y passa. Les repas du mercredi, les cours de vélo, les premiers herbiers, les histoires, les parties de backgammon, les parties de cartes, son enfance complète, ces étés passés chez lui, ces hivers à guetter la neige à la fenêtre…
Les quelques pétales n’avaient pas encore atteint le cercueil qu’il ne pu plus retenir ses larmes…
Il pleura, comme le gosse qu’il était encore au fond de lui.
Il pleura. Parce qu’il savait que ces souvenirs étaient tout ce qui lui resterait de lui.
« J’aime pas les enterrements », disait un ami…